L’homme confronté à un environnement pathogène Doc pour
la classe:
.
.
Les acquis : L'ensemble des cellules d'un individu excepté les gamètes, possède
le même caryotype. Ce caryotype comporte toujours 23 paires de 46 chromosomes,
et ces chromosomes portent exactement la même information génétique.
Les chromosomes sont le support du programme génétique et portent les
gènes, unités d'information génétique qui déterminent les caractères
héréditaires. Il existe plusieurs formes d'un gène qui code pour le
même caractère, ce sont les allèles. Un individu est unique, il lui
arrive d'être malade, il est soigné par un médecin, dans la plus part
des cas il guéri.
Problématique : Comment l'homme peut-il être
malade ?
Comment les micro-organismes (ou microbes) se propagent-ils dans
notre environnement ?
Comment les micro-organismes peuvent-ils pénétrer dans l'organisme
?
Comment l'organisme se protége t-il de la pénétration des micro-organismes
dans le milieu intérieur ?
Comment les micro-organismes se développent-ils dans l'organisme
?
Comment empêcher l'entrée des micro-organisme dans
l'organisme ?
Comment empêcher le développement des micro-organismes dans l'organisme
?
Comment se développe une infection ?
Comment empêcher le développement d'une infection dans l'organisme
?
L'organisme d'un individu
est constamment confronté à la possibilité de pénétration
d'éléments étrangers émanant de son environnement, eau, air
objets. Ces éléments étrangers appelés micro-organismes ou
microbes, ne sont observables qu'à l'aide d'un microscope.
Certains sont utiles à l'homme, levures (fabrication du pain),
moisissures (fabrication des fromages, vinification), d'autres
dits pathogènes pourront entraîner des maladies plus ou moins
graves.
I)
Des barrières naturelles protègent l'organisme de la pénétration
de nombreux micro-organismes.
De
nombreux micro-organismes sont en permanence au contact
de l'organisme, dans l'eau, l'air, sur les objets de
la vie courante ou sur d'autres êtres vivants : virus,
bactéries, amibes, paramécies, champignons microscopiques.
Certains sont inoffensifs, d'autres sont pathogènes,
ils peuvent entraîner des maladies.
L'organisme est en permanence
protégé des agents étrangers par :
l'épiderme épais de la peau
sans cesse renouvelé ;
le
mucus des muqueuses emprisonnant les micro-organismes
;
les
mouvements des cils et les sécrétions acides des muqueuses.
Le
risque de pénétration de ces microbes dans l'organisme est
permanent. Certains franchissent
la peau ou les muqueuses lorsque ces barrières
naturelles sont blessées, ou lors d'une piqûre par
un insecte ou une épine, il y a alors contamination.
Ils peuvent alors être responsables d'infections.
Ils se transmettent d'un
individu à l'autre selon diverses voies de transmission
: par l'air (bactérie responsable
de la coqueluche), par les eaux sales
(virus responsables du choléra), par une piqûre
d'un insecte (paludisme), par le sang
(échanges de seringues des toxicomanes) ou lors de rapports
sexuels (Infections Sexuellement Transmissibles, IST).
II)
Dès leur entrée dans l'organisme, les micro-organismes
prolifèrent et contaminent le milieu intérieur, c'est l'infection.
Après
leur pénétration dans l'organisme,
par une plaie, une muqueuse lésée ou une piqûre, (contamination),
les micro-organismes pathogènes prolifèrent
et se multiplient très rapidement,
c'est l'infection.
Les
bactéries prolifèrent généralement dans la lymphe, liquide
où baigne l'ensemble de nos cellules, elles y trouvent des
conditions favorables à leur développement, présence de nutriments,
température…. C'est par exemple le cas du staphylocoque
(staphylocoque
doré par exemple responsable d'intoxication alimentaire)
et du streptocoque qui peuvent
envahir tout l'organisme à partir d'un point d'infection par
l'intermédiaire du sang. Une infection
généralisée du sang par des bactéries est une septicémie.
D'autres
bactéries comme le bacille tétanique
(responsable du tétanos),
restent localisées au point de contamination, mais sécrètent
des toxines qui diffusent dans l'ensemble de l'organisme
et sont responsables des symptômes du tétanos (contraction
généralisée de la personne atteinte entraînant
sa mort). La diffusion par le sang d'une
toxine dans l'ensemble de l'organisme, est une toxémie.
Les virus
eux se multiplient à l'intérieur de cellules vivantes, les
cellules hôtes, ils détournent la machinerie cellulaire
pour produire de nouveaux virus qui à leur tour contamineront
de nouvelles cellules. Les virus sont
des parasites intracellulaires. Les virus entraînent
la mort de leur cellule hôte, et leur éclatement (exemple,
virus de la grippe,
virus du SIDA).
III)
L'infection et la contamination sont limitées par des pratiques
médicales et préventives.
Les
risques de contamination et d'infection sont limités par :
1. Hors de l'organisme
:
la
pratique de l'asepsie, méthode
préventive visant à empêcher une pénétration des micro-organismes
dans l'organisme (contamination) par leur destruction ;
l'utilisation
de produits antiseptiques qui
permettent de désinfecter des plaies, c'est l'antisepsie.
L'eau oxygénée est l'antiseptique
le plus utilisé.
2. Dans l'organisme :
L'utilisation d'Antibiotiques
appropriés et spécifiques,
substances synthétiques ou naturelles produites par des
champignons ou des bactéries. Les antibiotiques permettent
d'empêcher le développement des bactéries pathogènes et
de les éliminer. Pour connaître l'antibiotique le plus efficace
contre une bactérie on réalise un antibiogramme.
Les antibiotiques sont inefficaces
contre les virus.
C'est en 1928
qu'Alexandre Fleming, un médecin
anglais découvrit qu'une moisissure le "Pénicillium
notatum " se développait sur une culture de Staphylocoques
dorés. Il découvrait ainsi pour la première fois
un antibiotique : la Pénicilline. Celle-ci fût isolée en
1941.
L'utilisation du préservatif
permet de lutter contre la contamination par les agents des
MST (maladie sexuellement transmissible) notamment celui du
SIDA. La pilule est un moyen de contraception, elle ne protége
pas de la transmission du virus responsable du sida !
Micro-organismes
(familièrement appelés microbes) : organismes microscopiques,
parmi lesquels on trouve des bactéries et les virus.
Bactérie :
micro-organisme unicellulaire possédant un chromosome dans le cytoplasme,
ne possède pas de noyau.
Colonie bactérienne
: (souche bactérienne) population de bactéries issue de
la multiplication d'une bactérie de départ.
Virus : Micro-organisme
invisible, au microscope optique, vivant dans des cellules, souvent pathogènes.
Mucus : sécrétion
visqueuse produite par es glandes des muqueuses.
Muqueuse : tissu recouvrant
les cavités de l'organisme en contact avec l'extérieur (nez,
bouche, bronches, voies génitales ...)
Stérile : qui
ne contient pas de micro-organismes
Milieu intérieur :
ensemble des liquides dans lesquels baignent nos cellules.
Transmission :
passage d’un micro-organisme d’un objet à un individu ou d’un individu à un
autre.
Pathogène : qui
provoque une maladie.
Proliférer :
se multiplier rapidament.
Contamination :
pénétration d’un micro-organisme dans l’organisme.
Maladie infectieuse :
maladie qui résulte d’une contamination par un micro-organisme (ex. :
bactérie ou virus).
MST ou maladie sexuellement
transmissible : maladie infectieuse s’attrapant principalement
à l’occasion d’un rapport sexuel.
Infection : multiplication
ou prolifération des microbes dans l’organisme
Parasite : organisme
qui vit aux dépens d’un autre (appelé hôte) et lui cause des dommages.
Cellule hôte : cellule
infectée par un virus.
Toxine : substance
produite par une bactérie, rendant celle-ci pathogène.
Antisepsie(du grec
anti, « contre » et sêpsis, « putréfaction ») :ensemble des méthodes qui préservent ou combattent l’infection en détruisant
les micro-organismes à la surface ou à l’intérieur de l’organisme.
Antiseptique : produit
applicable sur les tissus humains afin d’y détruire les micro-organismes (Ex. :
alcool à 70°, eau oxygénée 10 volumes).
Asepsie : ensemble
des méthodes permettant de protéger l’organisme en éliminant toute présence
microbienne dans un lieu donné (Ex. : stérilisation de salles et instruments
de chirurgie).
Antibiotique(du
grec biôtikos, « qui concerne la vie ») : substances
capables de détruire les bactéries (ou bactéricides) ou d’inhiber leur reproduction.
Ils n’ont aucune action sur les virus et sont inutiles en cas d’infection
virale, sauf à titre préventif, afin d’éviter une surinfection bactérienne.