Cette période,
la première de l’ère paléozoïque, n’a pas moins de 50 Ma. Elle inaugure ce
qu’il est convenu d’appeler les temps fossilifères et a été marquée par une
extraordinaire explosion de vie dans les océans.
Cambria est
le nom que les Romains avaient donné au pays de Galles, en Grande-Bretagne.
C’est dans cette région que le géologue anglais Sidgwick découvrit, en 1835,
les sédiments que l’on croyait alors être les plus anciens. Il les désigna
sous le nom de Cambrien.
Le début des temps fossilifères.
La vie s’était
déjà développée bien avant dans les mers, mais sans laisser beaucoup de traces
car il s’agissait surtout d’organismes à corps mou, peu aptes à se fossiliser.
C’est du début du Cambrien (- 550 Ma) que date la explosion du règne animal
; tous les grands groupes d’invertébrés pourvu d’un squelette, d’une coquille
ou d’une carapace se développent alors : sporifères anthozoaires, bryozoaires,
brachiopodes, mollusques, arthropodes, échinodermes. C’est l’essor d’un monde
vivant déjà très diversifié mais archaïque et, sur bien des points, encore
énigmatique.
L’Europe occidentale sous les eaux.
Les mers occupaient
alors, à l’exception de quelques îles, la majeure partie de l’Europe, entre
de grandes terres émergées formées par la plate-forme russe, le bouclier africain,
une partie de la scandinavie. Au centre s'étendait une vaste zone de hauts
fonds allant de la Bohême à l’Armorique.
Les dépôts
du Cambrien étant très morcelés et difficile à ordonner dans le temps, on
les subdivise en seulement trois périodes : inférieur, moyen, supérieur.
